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Exercice catastrophe à Marche

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Exercice catastrophe à Marche Empty Exercice catastrophe à Marche

Message par Vicky Sam 29 Avr 2006 - 18:59

Les urgentistes sur le terrain

Les urgentistes en exercice catastrophe à Marche. L'occasion de mettre la théorie en pratique.

J'ai mal ! Transportez-moi à l'hôpital tout de suite... » Un cri de douleur, au beau milieu de gravats et de blocs de béton. D'autres gémissements, quelques mètres plus loin. Et d'autres blessés. Un scénario catastrophe, pour les premiers secouristes arrivés sur les lieux : un immeuble a été soufflé par une explosion de gaz. Les victimes se comptent par dizaines.

Du simple état de choc au cas grave, pour lequel le temps de vie est compté. Un exercice... mis sur pied par le service des urgences des cliniques universitaires de Mont-Godinne.

Des futurs médecins et infirmiers urgentistes sont confrontés à une situation d'urgence collective. Ces hommes et ces femmes passent un brevet de médecine aiguë ou suivent une spécialisation. Le site n'a pas été choisi par hasard. Il s'agit du camp Roi Albert de Marche-en-Famenne. Un terrain approprié : des matériaux de construction s'entassent sur une centaine de mètres. Il est dix heures, vendredi, et l'immeuble s'est écroulé. Des sirènes hurlent déjà au loin. Celles des pompiers. Derrière, une noria d'ambulances.

Les victimes sont aussi des urgentistes en formation. Leur pathologie va évoluer, au fil des minutes. « Nous allons voir comment, en étant de l'autre côté de la barrière, les secours réagissent. Ce sera instructif », dit Marie Fairon, une infirmière en quatrième année de spécialisation. Un peu à l'écart, Sabine Romnée prend des notes. Elle travaille aux urgences, à l'hôpital de Marche : « Je regarde s'il y a des problèmes. C'est une expérience pour moi aussi. On essaie de retirer des enseignements, au cas où... »

Entre les hurlements et les fumigènes, l'évacuation s'organise. Tant bien que mal. « Grouillez-vous. Mes bras me brûlent », s'énerve une jeune femme. On court. On perfuse. On réconforte. L'état de certains blessés se dégrade. « Ils auraient déjà dû intervenir depuis un quart d'heure », constate une victime, qui souffre d'une fracture ouverte du fémur.

Observateur lui aussi, le commandant des pompiers de Marche, tire un premier bilan. « La catastrophe est d'une certaine ampleur, mais le temps de réaction et d'analyse est important ».

A l'entrée de la zone détruite, un poste médical avancé a été déployé. Les brancards s'alignent. « Les intervenants ont eu une bonne attitude dès le début. Cela étant, on remarque un manque de rigueur dans la prise en charge individuelle. C'est classique. Voilà pourquoi ce genre d'exercice est indispensable. Ceux qui y ont participé sont beaucoup plus performants par la suite. On a une charge émotionnelle, qui dépasse la théorie. Et on ne l'oublie pas », conclut Jean-Bernard Gillet, chargé de cours en médecine-catastrophe à l'UCL.

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NICOLAS DRUEZ
vendredi 28 avril 2006, 02:00
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Vicky
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